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AUTOCONSOMMATION PHOTOVOLTAÏQUE

1/ Qu'est-ce que l'autoconsommation ?

Selon les termes de la loi n°2017-227 du 24 février 2017,une opération d’autoconsommation individuelle est le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation. La part de l’électricité produite qui est consommée l’est soit instantanément, soit après une période de stockage.

De même, une opération d’autoconsommation est collective lorsque la fourniture d’électricité est effectuée entre un ou plusieurs producteurs et un ou plusieurs consommateurs finaux liés entre eux au sein d’une personne morale et dont les points de soutirage et d’injection sont situés en aval d’un même poste public de transformation d’électricité de moyenne en basse tension.

Il existe cependant plusieurs « systèmes » d’autoconsommation, chacun avec ses spécificités.

2/ Petit lexique de l'autoconsommation

Pour identifier la solution qui correspond le mieux à un site, il est important de bien comprendre les différents termes utilisés quand on parle d’autoconsommation.

–          Autoconsommation : La part de production d’électricité consommée sur place

–          Autoproduction : La part de consommation d’électricité qui est produite sur place

–          Taux de couverture : Rapport entre la production annuelle et la consommation annuelle

–          Injection : Part physique de la production injectée sur le réseau de distribution

3/ Deux types d'autoconsommation
3.1 / L'autoconsommation dite "simple"

Des panneaux photovoltaïques sont installés et produisent de l’énergie qui est consommée directement dans le bâtiment.

Dans ce cas, trois scénarios peuvent être rencontrés à un instant t :

  • La production est égale à la consommation (autoproduction 100%)
  • La consommation est supérieure à la production (soutirage sur le réseau nécessaire)
  • La consommation est inférieure à la production (injection sur le réseau)

En adaptant au mieux sa consommation aux pics de production des panneaux il est donc possible d’optimiser l’installation pour avoir le taux d’autoproduction le plus important et limiter l’injection sur le réseau.

3/ Deux types d'autoconsommation
3.2 / L'autoconsommation dite "stockée"

Fonctionne sur le même principe que l’autoconsommation simple mise à part l’installation d’un système de stockage sur batteries qui permet de stocker l’excédent de production au lieu de le vendre. Une telle installation n’est donc pas forcément raccordée au réseau de distribution public.

L’investissement pour ce type d’installation est très important et nécessite une parfaite connaissance des besoins en kWh et une maitrise des cycles de charge et décharge des batteries.

4/ Les deux configurations possibles en autoconsommation "SIMPLE"
4.1 - Vente de surplus

 Cette configuration permet la vente et donc l’injection sur le réseau du surplus de production d’électricité (déduction faite de la consommation). Pour les installations d’une puissance inférieur ou égale à 100 kWc, les conditions de rachat de l’électricité sont fixées par l’arrêté du 9 mai 2017.

Pour favoriser l’autoconsommation plutôt que la vente de la totalité de la production l’état a fixé le tarif d’achat du surplus de production. Cette configuration est soumise à la souscription d’un contrat d’obligation d’achat de surplus d’énergie.

4/ Les deux configurations possibles en autoconsommation "SIMPLE"
4.2 - Pas de vente

Jusqu’à l’ordonnance du 27 juillet 2016, cette configuration impliquait que l’intégralité de l’électricité produite soit consommée sur le site. En effet, il était strictement interdit d’injecter de l’électricité sans avoir contractuellement un « responsable d’équilibre » pour les kWh injectés (EDF Obligation d’Achat). Depuis, cela a changé et si aucun contrat n’a été souscrit, un producteur peux céder son surplus de production à titre gratuit au gestionnaire du réseau auquel il est raccordé. Ces injections sont alors affectées aux pertes technique de ce réseau.